Rubrique Nº 02
Risottos et grains : la cuisson par absorption
Le riz qui convient, la liaison finale et la conservation d’un riz cuit : trois questions que la cuisson par absorption pose vraiment.
Le risotto occupe une place particulière dans les cuisines de l’arrière-pays cannois : c’est le plat par lequel une cuisine du Sud rencontre une technique du Nord de l’Italie sans que personne ne trouve cela étrange. La Ligurie et le Piémont sont à quelques heures, la frontière a longtemps été une nuance plus qu’une coupure, et le riz par absorption s’accommode de tout ce que le marché local donne.
La rubrique traite la cuisson par absorption comme un procédé, pas comme un folklore. Trois articles, trois questions précises. La première est celle du grain : les variétés vendues pour le risotto ne se comportent pas de la même façon, et la différence tient à leur teneur en amylopectine et à leur résistance à la surcuisson, pas à leur prix. La deuxième est celle de la liaison finale, la mantecatura, qui est le seul moment où un risotto se gagne ou se perd définitivement. La troisième est celle de la conservation d’un riz cuit, sujet moins glamour et bien plus sérieux : le riz est le support classique des intoxications à Bacillus cereus, et les données publiques françaises sont sans ambiguïté sur ce point.
Aucun de ces trois articles ne repose sur une expérience de service. Le premier compare des variétés et leurs comportements documentés, le deuxième explique une mécanique physique, le troisième s’appuie sur un bilan de l’Anses et sur le texte réglementaire qui fixe les températures. Quand une donnée manque, elle est signalée comme manquante, sans la remplacer par une recette approximative.
Dans cette rubrique
Autre rubrique : Wok et sauté. Le point de vue d’ensemble de la revue se lit dans la page à propos.